La Sainte Tunique d’Argenteuil

De Ebior

Description

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La Tunique d'Argenteuil , telle qu’elle fut reconstituée après la Révolution française, se présente comme l’assemblage d’une vingtaine de fragments offrant l’aspect d’un vêtement droit avec une encolure pour passer la tête et deux manches courtes retombant sur les côtés. Elle mesure actuellement 1,22 m de hauteur avec une longueur de manche de 90 centimètres. Cependant d'ancien croquis mentionne une hauteur d'1,40 à 1,45 mètre de hauteur.

Alors que la face dorsale (au centre) est bien conservée, la  face ventrale (à droite) ne subsiste que sous formes de fragments :

Numéro

Taille

Dimension

Caractéristique

1

Très grand

118 x 105 cm

Quasi-totalité du dos plus l’encolure, les épaules et les manches

2

Moyen

40 x 65 cm

Morceau déchiré sur les quatre côtés ; les déchirures s’adaptent à celles du n° 1

3

Très petit

0,3 x 0,22 cm

Bas du vêtement

4

Très petit

0,3 x 0,1 cm

Fort abîmé, sur l’épaule droite ?

6 à 18

Petits

 

Morceaux rapportés au n° 1

19

moyen

21 x 26 cm

De travers, emplacement inconnu

20

   

Morceau rapporté au n° 2

 
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La sainte Tunique  se présente comme
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un vêtement sans couture (inconsutile) en forme de T, fabriqué en laine de mouton de bonne qualité ni fine ni grossière, d’origine très ancienne mais indéterminée, sans doute sur un métier à tisser horizontal d’origine artisanale. En effet, la tension exercée sur les fils y est moins forte que sur les métiers à tisser verticaux des ateliers ce qui donne de la souplesse au tissu. Or c’est le cas de la sainte Tunique qui est tissée soigneusement et régulièrement avec une forte torsion de type Z (dans le sens inverses des aiguilles d’une montre). Celle-ci déforme le fil, le rendant à la fois élastique et résistant. Cette finesse confirme qu’il s’agit d’un vêtement de dessous, porté à même la peau.

La couleur brun rouge violacé provient probablement d’une teinture courante dans l’antiquité, la garance, plante originaire du moyen orient, identifiée en 1932 pour la première fois par l’abbé PARCOT. L’absence de brome prouve qu’il ne s’agit pas de pourpre, réservée au vêtement de luxe et issue d’un coquillage bien précis, le murex. L’homogénéité de la coloration indique une teinture avant tissage, avec du fer ou de l’alun comme mordant, opération technique appelée mordançage.

Toutefois, aucun de ces éléments ne permet de fournir une datation précise.

Textes bibliques et apocryphes

Les textes évangéliques mentionnent brièvement les vêtements de la Passion en Mt 27,31 et Mc 15,20 " Puis, après s’être moqués de lui, ils lui retirèrent la chlamyde (manteau rouge porté par les soldats) et lui remirent ses vêtements "  ainsi qu’en Mt 27,35 et Mc 15,24 " Quand ils l’eurent crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en les tirant au sort. "  Ce texte reprend un passage messianique de l’Ancien Testament en Ps 22, 19 : " Ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique " pour en montrer l’accomplissement.

L’évangile de Luc n’apporte rien de plus mais l’évangile de Jean se révèle le plus précis dans trois de ses versets :

Jn 19,2 " Puis les soldats le revêtirent d’un manteau de pourpre "

Jn 19, 4 " Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre "

Jn 19,23-24 qui constitue le passage le plus important :

Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses vêtements et en firent quatre parts, une pour chaque soldat, et la tunique. Or cette tunique était sans couture, d’une seule pièce de tissu, de haut en bas. Ils se dirent donc les uns les autres : Ne la déchirons pas ; mais tirons au sort à qui l’aura. C’était pour que s’accomplit l’Écriture : Ils se sont partagés mes vêtements, et ils ont tiré ma robe au sort. Voilà donc ce que firent les soldats. "


Dans ce texte l’accomplissement de l’Écriture est explicitement mentionné mais ce n’est pas une construction théologique postérieure car les lecteurs connaissaient la coutume qui accordait aux bourreaux l’autorisation de conserver pour eux les vêtements d’un supplicié. Un décret de l’empereur Hadrien confirmera ce droit. Il s’agit plutôt d’un choix parmi des événements survenus, en fonction des prophéties, pour mieux en faire ressortir l’intelligence spirituelle.


De plus il n’est fait mention d’une tunique sans couture nulle part ailleurs que dans Jean.


Les textes apocryphes ne nous en apprennent pas davantage :


Évangile de Pierre, 7 " Et ils le revêtirent de pourpre " et 12 "  Et après avoir déposé ses vêtements devant lui, ils en firent des parts et les tirèrent au sort. "


Livre de la Résurrection de Barthélemy, manuscrit B, 5 : " Et quand ils furent arrivés au lieu où ils allaient le sacrifier, ils le déshabillèrent… "


Actes de Pilate, 10 : " Lorsqu’ils furent en place, on le dépouilla de ses vêtements, on le ceignit d’un linge et on lui posa une couronne d’épines sur la tête … Puis les soldats se partagèrent ses vêtements et le peuple se tenait là, regardant. "


Une controverse moderne s’est engagée sur la nudité éventuelle de Jésus pendant son chemin de croix En effet, selon la coutume romaine, les condamnés étaient généralement menés dévêtus jusqu’au lieu du supplice Mais les Romains avaient également comme principe de respecter les coutumes locales ; or en Judée, la nudité était proscrite (cf. traité Sanhedrin 6,3 de la Mishnah). Il est donc peu probable que Pilate ait voulu choquer volontairement les juifs, surtout après l’affaire des enseignes représentant des figures humaines qu’il avait du retirer sur l’ordre de l’empereur Tibère lui-même. De plus l’absence de nudité est confirmée par les visions d’Anne-Catherine Emmerick (1774-1824), béatifiée par l'Église le 3 octobre 2004.


Les vêtements et tissus dans l’antiquité juive

Au temps du Christ, la laine et le lin constituaient la base de la confection textile juive alors que la soie et le coton, bien que connus, ne sont presque pas mentionnés. Le lin domestique était produit en Galilée et la laine était filée dans la Judée mais leur combinaison dans un même vêtement était formellement interdite selon la règle de Dt 22,11 : " Ne portez pas de vêtements de laine et de lin tissés ensemble. ".

Cette réglementation stricte développée plus tard dans le traité Kelim (" ustensiles ") de la Mishna restreignait le commerce des tissus et de la nourriture aux échanges entre les communautés juives de la Diaspora, à l’exclusion pratique des païens, grecs ou romains.


Les juifs de cette époque pouvaient porter plusieurs vêtements superposés :

  1. Un manteau (simba)
  2. Une tunique de dessus ou robe (chetoneh), le plus souvent en lin ou parfois en coton, assez longue et pouvant descendre jusqu’aux talons comme chez les prêtres. C’est celle-ci, fort longue, que porte le Christ, le fils d’Homme dans la vision d’Ap 1,13.
  3. Une tunique de dessous ou chemise (sadin) en laine, portée à même la peau et descendant jusqu’aux genoux
  4. Un caleçon


L’existence de deux tuniques différentes est confirmée par Lc 6,29 : " A qui te prend ton manteau, ne refuse pas non plus ta tunique "  et en Jn 13,4 : " Jésus se lève de table, quitte ses vêtements et prend un linge dont il se ceint. " Dans le cas contraire, on se retrouverait tout nu. Ajoutons le passage en Mc 6,9 " Ne revêtez pas deux tuniques " comme exemple de dépouillement.


Anne-Catherine Emmerick dans sa vision des événements de la Passion, décrit avec précision les différents vêtements : " Les archers ôtèrent à Notre Seigneur son manteau qui enveloppait la partie supérieure du corps, la ceinture à l’aide de laquelle ils l’avaient trainé et sa propre ceinture. Ils lui enlevèrent ensuite, en la faisant passer par-dessus sa tête, sa robe de dessus en laine blanche qui était ouverte sur sa poitrine, puis la longue bandelette jetée autour du cou sur les épaules ; enfin comme ils ne pouvaient pas lui tirer la tunique sans couture que sa mère lui avait faite, à cause de la couronne d’épines, ils arrachèrent violemment cette couronne de sa tête, rouvrant par là toutes ses blessures ; puis, retroussant sa tunique, ils la lui ôtèrent, avec force injures et imprécations, en la faisant passer par-dessus sa tête ensanglantée et couvertes de plaies. "


L’interdiction de porter un tissu mixte (" chaatnez ") ne s’appliquaient pas aux prêtres qui portaient quatre sous-vêtements tissés d’un lin fin : une tunique, une ceinture , un caleçon et un turban alors que le grand prêtre portaient en plus quatre vêtements de dessus, riches et somptueux car incrustés d’or pur et teintés par de la véritable pourpre : l’éphod, sorte de gilet à bretelles tissé de laine et de lin , au-dessus le pectoral serti de douze pierres précieuses, en dessous une robe de laine de couleur bleue teintée avec le chilazon, l’escargot du murex, et finalement une tiare d’or sur la tête.


Historique de la tunique

Antiquité

Selon GRÉGOIRE de Tours (538 -594) dans sa Gloire des Martyrs : " Je ne saurais passer sous silence ce que j’ai appris de quelques personnes concernant la tunique de l’Agneau immaculé. Elle est, dit-on, conservée à Galatha, dans la basilique des Saints-Archanges. Galatha se trouve à environ 150 milles (200 à 250 kilomètres) de Constantinople. Dans la basilique, il y a une crypte très cachée, où se trouve un coffre de bois qui renferme ce vêtement. "

S’agit-il d’une confusion avec le quartier de Galatha, à Constantinople même qui renfermait de nombreuses reliques ou de la ville de Germia, connue par sa basilique des Saints-Archanges ? En tout cas, ce texte constitue la première mention connue de la tunique du Christ, écrite avant 590.


FRÉDÉGAIRE, mort en 658, affirme dans sa Chronique qui date d’environ 610 " que la tunique fut découverte dans un coffret de marbre en 590 dans la ville de Zafad près de Jérusalem et que les trois patriarches de Constantinople, d’Antioche et de Jérusalem la portèrent à pied dans la ville sainte. "

Selon une hypothèse (Mgr Duchesne en 1985), Zafad serait à identifier avec Safed ou Sepphoris en Galilée, à plus de 100 kilomètres de Jérusalem ou avec Joppé, actuellement le port de Jaffa sur la côte, à 50 kilomètres. Cette dernière est la plus vraisemblable pour deux raisons :

  • à cause de la distance plus proche
  • parce que Pierre séjourna un certain temps à Joppé chez un certain Simon qui était corroyeur, soit un ouvrier qui travaillait les peaux et les cuirs. (Ac 9,43 et 10,5-6).

Précisons également que ni GRÉGOIRE de Tours ni FRÉGÉDAIRE ne décrivent la Tunique qu’ils n’ont pas vue.

Moyen âge

Selon EUDES de Deuil, abbé de Saint-Denis près de Paris de 1152 à 1162, la Tunique, découverte par l’empereur romain Constantin et sa mère saint Hélène fut emmenée à Constantinople. Remise vers 814 par l’impératrice Irène (?) à l’empereur Charlemagne, elle fut particulièrement vénérée par sa fille aînée, Théodrade (785 – vers 848) qui l’aurait emmené au prieuré bénédictin d’Argenteuil en Île-de-France, près de Paris, dont elle était la supérieure. Vers 1150, elle aurait été découverte, dissimulée dans les murs de l’église du monastère. Cette tradition, non vérifiée, reste cependant très vraisemblable.


Le même EUDES de Deuil dans son récit, la charte, aujourd’hui disparue, de l’archevêque de Rouen, HUGHES d’Amiens et la chronique de ROBERT de Torigny, abbé du Mont Saint-Michel décrivent la première ostension de la Sainte Tunique qui eut lieu à Argenteuil, le 9 octobre 1156, soit deux cent ans avant la première mention certaine du saint Linceul à Lirey en 1357. Le même Hughes d’Amiens précisait : " Dans un bourg de Paris, au monastère d’Argenteuil, a été trouvée par révélation divine, la cape de Notre Seigneur. Elle est sans couture et de couleur roussâtre. Comme l’indiquaient les lettres trouvées avec elles, elle avait été faite par la glorieuse Mère du Sauveur, alors qu’il était encore enfant. " Malheureusement ces lettres ont également disparu !.


A la fin du XII et au début du XIIIème siècle, le roi de France saint LOUIS vient en pèlerinage à Argenteuil. Et la sainte Chapelle qu’il a fait bâtir à Paris pour abriter les reliques de la Passion (couronne d’épines, fragment de la Vraie Croix) obtient entre 1242 et 1249 un " morceau du vêtement de Notre Seigneur ", sans doute de la même origine.


Un règlement de 1486, écrit par JEAN DE FAUDOAS, prieur d’Argenteuil, recommande qu’une lampe soit toujours allumée devant le saint sacrement et devant la sainte Robe.


Trois processions eurent lieu sous FRANÇOIS I : à Pontoise en 1524, à Saint-Denis en 1529 et à Paris en 1535. Ce même roi protègera la relique des attaques calvinistes à partie de 1544.


En 1565 ou 1567, l’église d’Argenteuil est incendiée par les huguenots mais la Tunique est épargnée.


En 1613, le pape PAUL V accorde des indulgences aux pèlerins d’Argenteuil, confirmées par le pape INNOCENT X en 1653.


En 1677, le janséniste Dom GERBERON publie son " Histoire de la robe sans couture ", étude remarquable qui reste fondamentale encore à l’heure actuelle.


Le 6 octobre 1789 ou le 2 juin 1791 – les deux dates sont attestées par des documents différents – quatre fragments, détachés de la Tunique, sont remis à la basilique Notre-Dame de Longpont dans l’Essonne.


Le 18 novembre 1793, le curé d’Argenteuil, l’abbé OZET, devant les violences de la révolution française, décide de couper la tunique en morceaux : il en enterra les deux plus grands dans deux endroits différents du jardin de son presbytère et confia les autres à des paroissiens sûrs et fidèles. Le jour de l’Ascension en 1795, il les exhuma les morceaux enterrés et essaya de retrouver les autres mais il n’y arriva que partiellement.


Le 18 mai 1804, après examen approfondi, la relique fut rendue au culte catholique.

Époque moderne

Deux examens eurent encore lieu en juillet 1882 et en mars 1892. A cette dernière date fut décidée la reconstitution de la Tunique à partir des morceaux qui avaient pu être retrouvés. Ceux-ci furent fixés sur une étoffe solide mais sans aucune certitude quant à leur disposition exacte. Au même moment eurent lieu les premières analyses scientifiques concernant des taches peu visibles sur la tunique et une ostension, deux ans plus tard en 1894.


En 1934, première ostension du XXème siècle : à cette occasion, des photographies furent prises dans l’infrarouge confirmant la présence de sang et une première comparaison fut effectuée avec le linceul de Turin.


En 1984, seconde ostension du siècle après un pseudo vol médiatisé.


En 1995, création du COSTA, Comité Œcuménique et Scientifique de la Sainte Tunique d’Argenteuil. 


De nouvelles études furent menées en 1997 par le professeur MARION à l’Institut d’optique d’Orsay qui réalisa une cartographie informatisée des traces de sang et en 1998 une comparaison par traitement d’images de ces taches avec les blessures du Linceul.


En octobre 2003, une datation au carbone14 fournit pour deux échantillons une date comprise entre 530 et 650 après Jésus-Christ avec une probabilité de 95%. Comme pour le Linceul de Turin, cette datation est fortement contestée par les spécialistes des autres disciplines.


La même année, de nouvelles études portant sur le vêtement lui-même sont effectuées par Mme Isabelle BREDAT, conservateur-restaurateur textile et par Mme Sophie DESROSIERS, spécialiste des tissus anciens.


En 2003 et 2004, le professeur Gérard LUCOTTE, généticien et directeur du Centre de neurogénétique moléculaire entreprend l’étude détaillé du sang ainsi que de l’ADN provenant de la Tunique.


La même année 2004 a lieu la fondation en 2004 par l’avocat Jean-François PREVOST et par les professeurs Gérard LUCOTTE et André MARION de l’Institut d’anthropologie génétique moléculaire destiné à l’étude scientifique des reliques.


Étude des taches

Leur localisation

La tunique d’Argenteuil présente sur sa partie dorsale de nombreuses taches roussâtres, peu visibles à l’œil nu mais observables dans l’infrarouge, qui donnent au toucher un aspect rêche au vêtement. Elles se répartissent de la manière suivante :


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En haut du vêtement


  • Sur le haut des manches, la tache A (diamètre de 15 cm) et la tache D (diamètre de 25cm). Cette dernière est d’origine douteuse car le morceau de tissu correspondant n’est peut-être pas à sa place originelle.
  • Sur l’épaule gauche, la tache B (diamètre de 20 cm)
  • Sur l’épaule droite, la tache C (diamètre de 10 cm)




A 25 cm du haut du vêtement, deux taches qui se touchent, E (diamètre de 10 cm) sur la manche gauche et F (diamètre de 10 cm) sur le dos

A 40 cm du bord gauche, la tache G (diamètre de 15 cm) et juste en dessous la tache H de même diamètre

A 30 cm du bord droit, la tache I au même niveau que la tache H

En bas du vêtement, les taches J, K et L de plus petites dimensions

Leur nature

Dès 1892, le chimiste P.LAFON et le pharmacien J.ROUSSEL établirent qu’il s’agissait de sang séché pour les raisons suivantes :


  • obtention d’une coloration verdâtre par réaction avec un mélange de teinture de Gaïac et de l’essence de térébenthine. Ce test, malgré son utilisation actuelle par la police scientifique n’est cependant pas infaillible.
  • découverte de globules rouges appelées également hématies
  • formation de cristaux d’hémine, par réaction avec du chlorure de sodium. Cette réaction est caractéristique du sang car l’hémine est le pigment rouge contenant du fer qui, avec la globine, constitue l’hémoglobine. Elle fut synthétisée pour la première fois par Hans FISHER, prix Nobel de chimie en 1930 pour ses recherches sur le sang précisément. Ce test est donc décisif dans sa précision et sa spécificité.


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Ce travail a été poursuivi par le professeur LUCOTTE qui a examiné deux échantillons au microscope électronique. A un grossissement de 8000 fois apparaissent nettement des hématies humaines, en forme de disque biconcave, d’un diamètre de 4 à 5 microns.

Cette taille plus petite que la normale (7 à 8 microns) témoigne de l’ancienneté du sang. Généralement en bon état de conservation, les hématies sont regroupées en amas situés dans les interstices entre les fibres de laine et sur toute la surface du vêtement, non pas seulement au niveau des taches. La Tunique est littéralement couverte de sang, malgré des affirmations en sens contraire.

Une analyse chimique a mis en évidence la présence de cristaux de sel qui expliquent la bonne conservation des hématies ainsi que la présence de cristaux d’urée, composant de la sueur.

  


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De plus, certaines hématies présentent un aspect anormal, soit une forme sphérique ou même complètement aplatie, provenant d’un traumatisme intense provoqué par une anémie et une déshydratation. Ces observations rejoignent celles de l’analyse médico-légale effectuée sur les autres reliques de la Passion.


 

 


 

Étude du groupe sanguin

En utilisant la méthode classique des immuno-sérums anti-A et anti-B, le docteur Saint-Prix, expert hématologue, révéla en 1985 que le sang présent sur la Sainte Tunique appartenait au groupe AB. Toutefois, en raison du décès de son auteur, ce travail ne fut pas publié. Or, ce groupe sanguin est le plus rare au niveau mondial et le seul où les deux composantes parentales sont présentes simultanément (A et B).



 

Groupe O

Groupe A

Groupe B

Groupe AB

France

43%

45 %

9%

3%

Afrique

51%

25%

20%

3%

Japon

30%

38%

22%

10%



De plus la fréquence du groupe AB peut atteindre les 15% chez certaines populations juives actuelles. Ceci ne constitue pas une certitude concernant l’homme qui a porté cette tunique mais un faussaire du passé ignorait tout des groupes sanguins et ne pouvait prévoir les recherches actuelles afin de choisir le " bon " individu à faire saigner !!


Contrairement à certaines affirmations récentes, tous les sangs retrouvés sur les tissus anciens n’appartiennent pas au groupe AB car la détérioration des antigènes A et B présents sur les globules rouges aboutirait au groupe O, caractérisé par une absence d’antigènes et non au groupe AB.


Étude de l’ADN

Une autre méthode, plus précise, consiste à étudier les chromosomes du noyau cellulaire des lymphocytes, les globules blancs les plus abondants dans le sang dont quelques dizaines d’exemplaire ont été observés par le professeur LUCOTTE. Voici quelques résultats significatifs, obtenus par la technique PCR qui permet d’étudier du matériel génétique même en très petite quantité :


L’individu correspondant au sang est de formule chromosomique XY, donc du sexe masculin

Il n’y a pas de contamination sanguine féminine comme sur le linceul de Turin et un seul individu masculin a saigné sur la Tunique.

Les marqueurs génétiques, dont la combinaison s’appelle haplotype, sont portés par le chromosome Y qui se transmet de père en fils et permettent de connaître l’origine ethnique des individus étudiés. Dans ce cas-ci, il s’agit de l’haplotype J de sous-groupe J2 qui caractérise les populations du moyen orient et plus particulièrement les populations juives.


Ce résultat est significatif car plus de treize marqueurs génétiques indépendants permettent de reconnaître un seul individu parmi un milliard de personnes. Or près de quinze marqueurs indépendants ont été utilisés pour l’étude de la Tunique d’Argenteuil. L’emprunte ADN permet donc d’atteindre une quasi-certitude, en complément de l’analyse sanguine : il s’agit bien d’un juif du moyen orient.


L’éventuel faussaire aurait vraiment pensé à tout mais s’agit-il de Jésus-Christ ? La seule étude génétique ne permet pas de le prouver.


Étude des pollens

Celle-ci eut lieu à partir d’un examen des poussières recueillies en 2003 et a porté sur 115 échantillons provenant de 18 plantes différentes.



Nombre

Nom scientifique

Nom commun

Datation

Localisation

41

Urtica fragilis

ortie

récente

 

1

Alnus glutinosa

aulne

récente

 

1

Quercus perennifolius

chêne

récente

 

31

Phoenix dactylifera

palmier

ancienne

 

13

Prosopis farcta

plante grasse

ancienne

 

6

Chenopodium album

plante grasse

ancienne

 

4

Cedrus libani

cèdre du Liban

   

3

Pistacia palestina

pistachier

 

Uniquement en Palestine

2

Euphorbia fisheriana

euphorbe

   

2

Haplophyllum tuberculum

plante grasse

   

2

Ceratonia silica

   

Uniquement au moyen orient

2

Parietaria judaïca

   

Uniquement au moyen orient

2

Jupinerus oxycedrus

   

Origine : moyen orient

1

Tamarix hampeana

tamarin

 

Uniquement en Palestine

1

Cupresus sempervivens

plante vivace

 

Origine : moyen orient

1

Zygophyllum dunosum

plante grasse

 

Origine : moyen orient

1

Senecio vulgaris

plante commune

   

1

Corylus avellana

plante commune

   



Constatons simplement que sur les trois pollens présents sur les trois grandes reliques de la passion (linceul de Turin, tunique d’Argenteuil et suaire d’Oviedo)  deux, indiqués en gras dans le tableau, n’apparaissent qu’en Palestine ! Leur origine orientale est donc très vraisemblable.


Les fragments de LONGPONT

Dans la basilique de Longpont-sur-Orge dans l’Essonne en France se trouve un cylindre de cristal et d’argent de 5 cm de diamètre et de 22 cm de hauteur, scellé par un sceau de cire et contenant des morceaux de tissu qui sont mentionnés comme " fragment de la sainte Tunique d’Argenteuil ". Cette mention figure dans plusieurs documents, dont une liste de reliques établie en mai 1914, un acte d’authentification établi par l’évêque de Versailles en octobre 1862 et un document en latin datant d’octobre 1789, conservé aux archives de l’évêché d’Évry, relatant le transfert de la relique entre les deux villes.


Jusqu’en 2002, aucune étude scientifique n’avait encore été effectuée. A cette date, le professeur André MARION demanda à l’évêque d’Évry, gardien du reliquaire de Longpont, l’autorisation d’effectuer des photographies numériques en très haute définition et sans aucun prélèvement. Cet examen fut réalisé le 6 mai et l’étude donna les résultats suivants :

La relique est constituée de quatre fragments de tissu de couleur pourpre foncé, formant ensemble un rectangle de 14 cm de large sur 3 cm de long, cousus sur un support de velours


  • Il s’agit d’un tissage avec une torsion assez forte des fils en Z, fait à la main sur un métier individuel.0
  • La coloration pourpre est homogène, ce qui indique une teinture avant tissage
  • La finesse du tissu suggère une chemise de dessous


  • Aucune tache de sang n’est visible, ni à la lumière ordinaire ni dans l’infrarouge.


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Une comparaison photographique entre les tissus d’Argenteuil  ( à gauche) et de Longpont ( à droite) , réalisée en mars 2005 dans les mêmes conditions, a permis de conclure à leur identité et donc à la véracité des divers documents précités.


 

 

 

 

La datation au radiocarbone

A l’initiative du sous-préfet d’Argenteuil, M. Jean-Pierre MAURICE, une datation de la sainte Tunique au radiocarbone fut effectuée par des ingénieurs du CEA, le Commissariat à l’Énergie Atomique. Le 15 octobre 2003, deux échantillons indiqués par les sigles S1 et S2 sur le schéma furent prélevés à deux endroits opposés et coupés chacun en deux parties appelées S1a et S2a qui pesaient respectivement 41 et 31 milligrammes. En mai 2004, en même temps qu’un tissu d’origine marocaine et de deux morceaux de bois de datation connue, ils furent soumis à un traitement de nettoyage appelé A-B-A pour Acide – Base - Acide. Ce dernier, destiné à éliminer le carbone moderne consiste à plonger l’échantillon dans de l’acide chlorhydrique pour dissoudre le calcaire, puis dans de la soude pour dissoudre la matière organique puis de nouveau dans l’acide chlorhydrique. 

 

Datation-radiocarbone-2.gif
Les mesures effectuées donnèrent un âge radiocarbone de 1450 BP ( = Before Present) à 40 ans près pour S1a et de 1510 BP à 40 ans près pour S2a, soit une moyenne de 1480 à 30 ans près. Après conversion par programme informatique, un intervalle de confiance situé entre 530 et 650 après Jésus-Christ (AD :  Anno Domini), avec une probabilité de 95,4 % et un point moyen sur l’année 590.

L'axe des ordonnées du schéma ci-contre indique les âges BP du radiocarbone selon une forme en cloche dite loi normale alors que l'axe des abscisses indique les dates calibrées AD (anno Domini soit le calendrier grégorien) qui tiennent compte de la correction dendrochronologique. 

Au-dessus apparaissent les dates calibrées à 1 écart-type soit une probabilité de 68% et à deux écarts-types soit une probabilité de 95%.

Voir l'article sur les limites datation au radiocarbone pour une présentation plus technique des méthodes utilisées. 

 

Ces résultats, accueillis avec réserve par l’évêché de Pontoise, furent exploitées sans aucun discernement par la presse locale, avec des titres sensationnalistes du genre " La sainte Tunique est plus récente que le Christ ".

 

Tunique-datation-3.jpg
Mais le professeur LUCOTTE fit analyser ultérieurement une partie de l’échantillon S2a par une société privée qui la confia à l'ETH de Zurich, un des trois laboratoires qui avaient daté le Linceul de Turin. Furent utilisé la même technique AMS et la même procédure de nettoyage A-B-A.

 

Résultat :


un âge radiocarbone de 1260 BP à 40 ans près et une date calibrée entre 670 et 880 après Jésus-Christ, avec également une probabilité de 95,4 % et un point moyen sur l’année 775. On retrouve la même courbe en cloche mais centrée autrement.

 

 


Trois points méritent d’abord d’être soulignés :

  1. Les deux intervalles de confiance diffèrent de deux siècles et ne coïncident même pas ce qui se révèle très gênant pour la fiabilité de la mesure puisque 350 ans séparent les deux datations extrêmes.
  2. La première mention littéraire d’une tunique du Christ figure dans Grégoire de Tours, un peu avant 590 ce qui correspond exactement à la première datation
  3. La tradition rapporte que la Tunique conservée à Argenteuil  avait été remise en 814 à l’empereur Charlemagne, soit avant la date extrême de 880.


Ensuite madame Van OOSTERWIJK a étudié en détail le rapport du CEA concernant la Tunique et y a décelé plusieurs faits troublants.

  • Le protocole de nettoyage utilisé n'a tenu compte ni de la nature du tissu - la laine se dissout dans la soude - ni de la nature des diverses contaminations : de la calcite, constituant du calcaire, une teinture à base de garance, de la matière organique non identifiée, du sans et même du DDT, un produit riche en carbone !

 

Ecailles-laine-2.gif
Avant traitement, le diamètre moyen des écailles de laine est de 32 microns (1/1000ème de millimètre qui est l’échelle de l’observation au microscope électronique) pour passer à 22 microns après traitement A-B-A

 

 

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Les échantillons ont perdu 60 % de leur poids (ils ne pesaient plus que 14 et 13 milligrammes au lieu de 41 et 31 milligrammes) et  seulement 30% environ de la calcite a disparu par l'action de l'acide. Ceci est marqué par une diminution des pics de l’oxygène (O) et du calcium (CA) sur le schéma ci-contre et de l’aluminium (Al) apparaît de manière peu explicable.

Le professeur LUCOTTE y voit la trace d'un mordançage de la teinture avec de l 'alun, composé d'aluminium et de potassium. Mais ce dernier n'apparaît pas à la sonde électronique, à la différence du fer qui peut  également avoir servi au mordançage, comme l'affirme en 2004 Witolk NOWIK dans son étude du tissu.


On peut en déduire que le protocole de nettoyage a dissous une partie de la laine de l’échantillon en laissant une proportion importante des impuretés, de la calcite en particulier, et en a peut-être ajouté de nouvelles (aluminium ?).

En effet, si la laine résiste assez bien aux acides, elle est très sensible aux bases et se dissout dans une solution de soude !

 


En conclusion, ce protocole de nettoyage, utilisé sans se préoccuper de la nature du tissu ni de la dissolution partielle de la laine fausse complètement toute datation et reste le point faible de la détermination des âges au radiocarbone. Ceux-ci, bien que présentés comme des âges absolus, ne sont pas une mesure du temps, conclut Mme VAN OOSTERWYCK, docteur en chimie physique, qui affirme nettement les limites et les postulats erronés de la méthode utilisée : la constance de  la production de radiocarbone dans la haute atmosphère au cours des 40000 dernières années. 

 

De plus l’affirmation de FRÉDÉGAIRE affirmant que la tunique a été déposée pendant plusieurs siècles dans un coffret de marbre, soit de la calcite pure, nous indique l’origine probable d’une contamination qui n’a pas été complètement enlevée et qui s’ajoute à celle due à un séjour dans la terre du jardin de l’abbé OZET.


La seule datation au radiocarbone, au demeurant très douteuse dans ses principes et dans son utilisation particulière de la statistique, ne peut s’opposer aux conclusions plus positives provenant d’une recherche multidisciplinaire : étude de l’histoire, du tissu, du sang et de l’ADN. Cette conception raisonnable est partagée par de nombreux scientifiques, croyants et non croyants mais s’oppose à l’attitude des media en général, friands de nouvelles sensationnelles et de certains responsables ecclésiastiques, qui préfèrent des résultats opposés à la foi des chrétiens, mais sans les faire contrôler.

Les contradictions

Pour ceux qui raillent les soi-disant contradictions des textes bibliques, relevons quelques "contradictions" dans les études scientifiques concernant la Tunique d'Argenteuil :

  1. deux expertises du même échantillon au radiocarbone donnent deux dates séparées par plusieurs siècles
  2. la présence (études du professeur LUCOTTE confirmant des études antérieures) ou l'absence de sang (étude de Brigitte OGER).
  3. la présence (observation du professeur LUCOTTE au microscope électronique) ou l'absence de contamination (observations au binoculaire du CEA et de l'ETH de Zurich)
  4. la fiabilité (professeur EVIN) ou la non-fiabilité (Marie-Claire VAN OOSTERWYCK-GASTUCHE) de la datation au radiocarbone.
  5. la reconstitution soignée (Monseigneur GOUX, évêque de Versailles en 1882) ou baclée (Isabelle BEDAT) des différents fragments conservés
  6. L'affirmation reprise dans la presse que la première étude scientifique de la Sainte Tunique aurait eu lieu en 2004, en omettant les études antérieures de 1882 et de 1834.
  7. Des différences de dimension entre les rapports de 1882-1892 et  l'expertise d'Isabelle BEDAT en 2003.

Il s'agit pourtant d'études chimiques et physiques menées à l'époque contemporaine sur un objet matériel bien déterminé, un simple vêtement qui n'existe qu'en un unique exemplaire. On pourrait s'en étonner mais les différences peuvent provenir d'une mauvaise communication, d'un manque de compréhension de notions complexes et surtout d'une absence de coordination entre disciplines différentes.

Priorité a été donnée dans cette étude aux arguments positifs (présence plutôt qu'absence) développés avec des arguments précis par des spécialistes dans leur propre discipline. D'où l'intérêt de rassembler les différents points de vue, anciens et modernes afin de ne pas s'enfermer dans une vision unique comme c'est trop souvent le cas dans la datation au radiocarbone, présentée comme une méthode infaillible au détriment des autres études ( cf. les dossiers de septembre 2005 parus dans les revues Science et Vie et les Dossiers de l'Archéologie concernant la datation médiévale du Linceul en 1988)


Les autres tuniques

Dans le trésor de la cathédrale Saint-Pierre (ou Dôme) de Trèves en Allemagne est conservée une autre tunique (Tunica Christi) qui y aurait été apportée au IVème par sainte Hélène, la mère de l’empereur romain Constantin. Sa présence est signalée pour la première fois au XIème siècle et en raison de son mauvais état de conservation, elle n’est pas visible au public en dehors des ostensions dont la dernière date du 19 avril au 16 mai 1996. Il s’agit sans doute  d’une robe ou tunique de dessus puisque ses dimension sont supérieures : 1,47 mètre de hauteur sur le devant et 1,57 mètre sur le dos, avec une largeur sous les bras de 1,09 centimètres . Sans doute, comme le veut la Tradition, c'est cette tunique qui fut tirée au sort par les soldats.

Aucune étude n’est disponible, sauf que la Tunique de Trèves  ne porte pas de traces  sanglantes.


De plus, deux autres reliques, pratiquement inconnues en Occident, sont vénérées en Géorgie dans le Caucase :


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À Mzcheta, à 15 kilomètres de la capitale Tbilissi, la sainte Tunique du Christ dans la cathédrale Sveti Skoveli, " la colonne vivante ". Elle aurait été achetée au premier siècle à des soldats romains par des juifs originaires de Mzcheta

Cette tunique se trouve enfouie en dessous de la stèle de la cathédrale de Mzcheta, visible sur la photo 

 

 

 
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A Zougdidi, sur la côte de la mer Noire, la sainte Robe de la Vierge Marie, provenant de l’église des Blachernes à Constantinople où elle disparut en 1453.


 

 

 

 

 

Ici aussi, l’absence de toute étude empêche de tirer des conclusions, dans un sens favorable ou défavorable.


Colloques du COSTA

Aspect historique de la sainte Tunique d’Argenteuil, Paris, 1997

Table ronde scientifique aux pieds de la sainte Tunique, Argenteuil, 1998

12 siècles de présence de sainte Tunique en France, Argenteuil, 2000

Les Saintes Tuniques, Montmartre, 2002

Les Saintes Tuniques vénérées à Argenteuil et à Mzcheta en Géorgie, Tbilissi, 2004

La Sainte Tunique d’Argenteuil face à la science, Argenteuil, 2005


Sources :

André MARION et Gérard LUCOTTE, Le linceul de Turin et la tunique d’Argenteuil, Presses de la Renaissance, Paris, 2006


La Sainte Tunique d’Argenteuil face à la science, François-Xavier de Guibert, Paris, 2007 ,Actes du colloque du COSTA de 2005 contenant des études de


  • M. Pierre DOR, licencié d’histoire à la Sorbonne, auteur de nombreux ouvrages historiques sur les reliques de la Passion.
  • M. Didier HUGUET, de l’association COSTA et conférencier de la Sainte Tunique sur l’historique des études antérieures
  • Princesse Véronique MURAT sur les saintes tuniques en Géorgie
  • Mme Rebecca S. JACKSON sur la culture textile des juifs.
  • M. le professeur André MARION sur les fragments conservés à Longpont
  • M. le professeur Gérard LUCOTTE sur l’observation microscopiques des cellules sanguines
  • Mme Marie-Claire Van OOSTERWYCK, docteur en chimie physique et agrégé de l’enseignement supérieur en Belgique, sur la datation au radiocarbone.


La Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Visions d’Anne-Catherine EMMERICK, Tequi, 2004

Auteur

Fernand LEMOINE

Mise à jour

01-mai-2008