Histoire et légende des apôtres

De Ebior

Histoire et légende des apôtres

ANDRÉ

Né à Bethsaïde, au bord du lac de Tibériade en Galilée, André, dont le nom grec signifie "le viril", fils de Jonas, est le frère de Simon, devenu l'apôtre Pierre. Il est cité onze fois dans les évangiles. Pêcheur comme son frère (Mt 4,18), il vivait avec lui à Capharnaüm (Mc 1,29), au moment du ministère de Jésus. D'abord disciple de Jean-Baptiste (Jn 1,40), lorsqu'il l'entendit acclamer Jésus, il quitta immédiatement Jean pour suivre le Christ dans la maison de ce dernier pendant une journée (Mc 4,19) en amenant son frère Simon (Jn 1,40-44). André fut donc le premier disciple (en grec Prôtoklêtos). Prompt à aider les autres, André est également mentionné lors du premier miracle de Jésus à Cana (Jn 1,41-42), lors de la multiplication des pains (Jn 6,8) lorsqu'il amène un jeune garçon portant des provisions, pour porter une requête à Jésus (Jn 12,20-22 ) de la part de Grecs sympathisants du judaïsme ou pour l'interroger à part avec son frère (Mc 13,4) ainsi que lors de la Pentecôte (Ac 1,13).

La tradition (Actes d'André, connus dès le III ème siècle, conservés partiellement en différentes langues et datés entre 150 et 200) ainsi que les historiens (EUSÈBE de Césarée, environ 265-340, Histoire de l'Eglise III,1) s'accordent généralement sur sa prédication en Scythie, au nord de la mer Noire, et en Asie mineure ainsi que sur sa mort vers l'an 60 à un âge fort avancé par crucifixion à Patras, en Grèce, sur ordre du préfet d'Achaïe appelé Égée. Il y prêcha durant deux jours, dit-on, avant d'être flagellé par les soldats et de mourir sur une croix en X, d'où le nom de croix de Saint-André, emblème officiel de l'Écosse.

Voici un extrait de la lettre des prêtres d'Achaïe : "Le bienheureux André ayant ainsi parlé, les yeux fixés sur la croix placée devant lui, se dépouilla de ses habits et se livra aux bourreaux ; il exhortait ses frères à se retirer et à laisser de la place aux bourreaux, afin qu'ils fissent ce qui leur était ordonné, car ils étaient debout un peu plus loin. Ceux-ci s'approchant l'élevèrent sur la croix, ils étendirent des cordes sur son corps, et ne lièrent que ses pieds sans lui briser les genoux. Il avait ainsi été ordonné par le proconsul qui voulait le tourmenter sur la croix, et le laisser manger aux chiens pendant qu'il resterait encore vivant la nuit suivante."

 Le patronage d'André sur l'Écosse repose sur une légende qui affirme qu'au IVème siècle, saint Rule aurait rapporté ses reliques de Patras à l'emplacement de l'actuelle ville de Saint Andrews.

Mais en réalité l'empereur Constantin les fit transférer, à l'exception de la tête, à Constantinople en 356 ; une autre translation eut lieu dans la crypte de la cathédrale d'Amalfi (Italie) en 1208 et le dimanche 26 avril 2006, le cardinal Roger ETCHEGARAY les remit à l'évêque orthodoxe AGATHANATOS, représentant de l'archevêque d'Athènes, CHRISTODOULOS. Quant à la tête, qui fut transférée en 1462 dans la basilique Saint-Pierre au Vatican après l'invasion turque de la Grèce de 1460, elle revint à Patras sur la décision du pape PAUL VI en 1969.

André, fêté le 30 novembre, est le patron de l'Écosse, de la Russie et des pécheurs. Il est invoqué contre la goutte et les maux de gorge. Son symbole est évidemment la célèbre croix en forme de X.

BARTHÉLEMY

En araméen, "fils de Tolmaï", transcription du grec Ptolemaios. Nous savons seulement qu'il fut l'un des douze apôtres (Mc 3,18). Il est cité trois fois dans les évangiles. La plupart des chercheurs l'identifient à Nathanaël ("don de Dieu"), originaire de Cana en Galilée (Jn 21,2) et nommé dans Jn 1,43-49. Ils sont l'un et l'autre mentionnés en compagnie de Philippe et Nathanaël voit le Seigneur ressuscité (Jn 21,2) sur les rives du lac  de Tibériade. Il est également cité lors de la Pentecôte (Ac 1,13). Jésus s'exprime avec éloge à son propos (Jn 1,47) et l'apôtre répond en reconnaissant la filiation divine de Jésus (Jn 1,49)

La tradition rapporte qu'il fut missionnaire dans de nombreux pays, en Asie Mineure (Actes de Philippe) où il participa au martyr de Philippe, en Inde (Eusèbe, les Actes de Barthélemy décrivent même son martyre dans ce pays mais il peut s'agir d'un paus autour de la mer rouge selon la terminologie antique), en Perse et surtout en Arménie où il aurait été écorché vif et décapité, ou crucifié selon d'autres sources, sur les bords de la mer Caspienne. Mais nous ne possédons aucun autre détail sur sa vie. On pense que ses reliques, trouvées en Mésopotamie, auraient été transférées à Rome, dans l'église Saint-Barthélemy sur le Tibre. Très populaire en Angleterre (le reste d'un de ses bras se trouve dans la cathédrale de Canterbury) et en France (relique à Toulouse), il y est invoqué pour protéger les enfants contre les maladies nerveuses.

Barthélemy, fêté le 24 août dans l'Église catholique et le 11 juin dans l'Église orthodoxe est le patron des marchands de sel, des tanneurs et des travailleurs du cuir. Son symbole sont des couteaux à dépecer et il est souvent représenté la peau tout écorchée

JACQUES LE MAJEUR

Né à Bethsaïde en Galilée, fils de Zébédée et Salomé (Mt 10,2 et 27,56) et frère aîné de saint Jean l'évangéliste(Mc 1,9), tous les deux pêcheurs de Galilée (Mt 4,21) en association avec Simon Pierre (Lc 5,10). Jésus avait surnommé les deux frères "Boanerges" (en grec, "fils du tonnerre", Mc 3,17 ) sans doute en raison de leur désir de punir par le feu céleste ses opposants (Lc 9,54). Ce furent Jacques et Jean, ou leur mère, qui demandèrent à Jésus de leur réserver des places à ses côtés au paradis (Mc 10,35-37). Jacques resta avec le Christ durant tout son enseignement et fut le témoin privilégié de la guérison de la belle-mère de Pierre (Mc 1,29-31), de la résurrection de la fille de Jaïre (Lc 8,51), de la Transfiguration sur la montagne (Mt 17,1), de l'agonie dans le jardin de Gethsémani (Mt 26,37 et Mc 14,33) et d'une manifestation du Seigneur ressuscité (Jn 21,2). Après avoir prêché en Judée, Jacques fut le premier apôtre à subir le martyre (Ac 12,2) : il périt décapité sur ordre du roi Hérode Agrippa I à Jérusalem, vers 42 ou 44.

D'après le témoignage de CLÉMENT d'Alexandrie rapporté par EUSÈBE (Histoire ecclésiastique,11,9), pendant qu'on le menait au tribunal pour le procès, il aurait converti l'esclave qui l'accompagnait et qui partagea ensuite son martyre. 

Jacques  est particulièrement vénéré en Espagne à cause de textes apocryphes (les Actes de Saint Jacques qui décrivent sa prédication, peu fructueuse en Espagne,la Passion de Jacques le Majeur) ainsi qu'une légende du IX ème siècle (Martyrologue de Florus) selon laquelle son corps aurait été transporté miraculeusement depuis Joppé en Palestine jusqu'à la future ville de Saint-Jacques-de-Compostelle. Son tombeau fut en tout cas l'un des grands lieux de pèlerinage du moyen âge et le long de la route de Compostelle un grand nombre de monastères furent fondés pour servir de halte. Le sanctuaire reste très populaire aujourd'hui encore.

Jacques, fêté le 25 juillet, est le patron de l'Espagne, des pèlerins , des laboureurs et des fourreurs. Le saint est représenté avec un chapeau, un bâton et surtout avec une coquille qui porte son nom , signe distinctif des pèlerins On l'appelle Jacques le Majeur pour le distinguer de l'autre apôtre Jacques, dit le Mineur.

JACQUES LE MINEUR

Galiléen, fils d'Alphée, un des Douze (Mt 10,3 ; Mc 3,18 ; Lc 6,15Ac 1,13) parfois identifié avec Jacques le petit, fils d'une Marie présente près de la Croix (Mc 15,40 et Mt 27,56) , considérée par saint JÉRÔME comme la soeur de la mère du Seigneur. Toujours cité en tête du troisième groupe des apôtres, il  est aussi identifié par les Pères occidentaux  avec Jacques, le "frère du Seigneur", auteur de l'épître dite de Jacques et le chef du groupe judéo-chrétien de Jérusalem qui fut lapidé sur l'ordre du grand prêtre Hanne, en 62. Cet événement est  mentionné également par l'historien juif FLAVIUS JOSÈPHE.

S'il s'agit d'un autre personnage, comme les distinguent les Pères orientaux et saint JÉRÔME , on ne sait rien d'autre sur lui.

Une tradition  rapporte qu'il fut jeté du haut du Temple de Jérusalem, lapidé et scié par les juifs, une autre qu'il aurait prêché en Palestine et aurait été crucifié en Égypte. Ses reliques furent transférées à Rome et conservées dans la basilique des Douze-Apôtres avec celles de Philippe.

Jacques est fêté avec Philippe le 3 mai et son symbole est une matraque ou une scie

JEAN

Né à Bethsaïde en Galilée, fils de Zébédée et de Salomé , frère cadet de Jacques le Majeur, tous les deux pécheurs sur le lac de Gennésareth (Mt 4,21) , son nom hébreu signifie "Dieu fait grâce". Son tempérament fier, ambitieux et emporté lui valut, comme son frère, le surnom de "fils du tonnerre" (Mc 3, 17), en araméen "bene rigsha" et en hébreu "bene regech". Il appela d'ailleurs le feu du ciel sur les Samaritains (Lc 9,52). La tradition qui identifie Jean comme étant le disciple "que Jésus aimait" (Jn 13 23-25; Jn 19,26; Jn 21,20et "l'autre disciple(Jn 18,15-16; 20,2.4.8) est sans doute fondée malgré les controverses actuelles. Remarquons qu'elle est  d'ailleurs déjà présente en Jn 21,24 et que l'apôtre Jean n'est jamais cité nommément dans l'évangile qui porte son nom. Plusieurs indices permettent de plus d'affirmer que son auteur connait bien Jérusalem et le milieu sacerdotal, en particulier le palais d'Hanne. 
Au côté de Jacques et de Pierre, Jean était présent à la guérison de la belle-mère de Pierre (Mc 1,29-31), à la résurrection de la fille de Jaïre (Lc 8,51), à la Transfiguration (Mt 17,1) et enfin à l'agonie de Jésus dans le jardin de Gethsémani (Mt 26,37) . Il fut envoyé avec Pierre (Lc 22,8) pour préparer la dernière Cène et, seul parmi les apôtres, était présent lors de la crucifixion : Jésus lui confia sa mère (Jn 19,27). Ce furent Pierre et Jean qui coururent au tombeau du Christ lorsque les femmes lui rapportèrent la présence de l'ange (Jn 20,4). Jean, qui était le plus jeune des apôtres, arriva le premier au tombeau et sa description, très précise, est remarquable (Jn 20,7). Ensuite Jean était avec Pierre lors de la guérison de l'infirme au Temple (Ac 3,1). Il fut emprisonné avec lui (Ac 4,3), puis à nouveau incarcéré en Ac 5,18-42 et l'accompagna en Samarie (Ac 8,14). gl_hist.htm
Par la suite il devint avec Pierre et avec Jacques (Ga 2,9) l'un des piliers de la première communauté chrétienne puis quitta Jérusalem pour Ephèse, capitale de l'Asie romaine dont l'église fut fondée par Paul. D'après IRÉNÉE, il fut exilé quelques années sur l'île de Patmos d'où il retourna à Ephèse après la mort de l'empereur Domitien en 96. Selon la tradition rapportée par saint Jérôme, il y finit sa vie de mort naturelle vers l'an 100, fort âgé (environ 94 ans), sous l'empereur Trajan (98-117). 

Ses écrits restent son plus bel héritage : la quatrième évangile avec le célèbre prologue (1,1-18), trois épîtres fort courtes qui font allusion plus de vingt-cinq fois à l'amour chrétien et l'Apocalypse que la Tradition lui attribue lors d'une vision à Patmos.

Un texte apocryphe grec, les Actes de Jean, remontant peut-être au II ème siècle, décrit les déplacements et les activités de l'apôtre dans plusieurs villes d'Asie mineure, Milet, Smyrne et plus particulièrement Éphèse où il aurait fait creuser le tombeau dans lequel il se couchera.

Seul parmi les apôtres à ne pas avoir subi le martyre, la légende rapporte qu'il échappa miraculeusement deux fois à la mort : quand il fut jeté à Rome dans un bassin d'huile bouillante et quand il but une coupe empoisonnée qu'un prêtre païen le défiait de prendre. Fêté le 27 décembre, son symbole, comme évangéliste, est l'aigle, allusion à la pensée perçante du premier des théologiens. On le représente également, comme apôtre, avec une coupe contenant un serpent.

JUDAS

En grec Ioudas, transcription de l'hébreu "Yehoudah" "Dieu soit loué". Surnommé l'Iscariote (terme au sens peu clair : "originaire de Kerioth", ville du sud de la Palestine ou "le menteur" d'après une racine araméenne ou transcription du latin sicarius, "sicaire", mouvement s'opposant par la force aux Romains ? Le premier sens est le plus vraisemblable, mais sans preuve certaine. Fils d'un certain Simon , il est  toujours cité en dernier dans les listes, une vingtaine de fois en tout. Il est présenté comme le trésorier malhonnête des douze (Jn 12,3-6), qui critique le gaspillage provoqué par Marie lorsqu'elle essuie les pieds du Christ avec un parfum précieux (Jn 12,2-3). Possédé par Satan (Lc 22,3), il devait livrer Jésus (Mt 26,14-16 ; Mc 14,10-11; Lc 22,3-6) à ses adversaires, les grand prêtres pour trente pièces d'argent (Mt 26,25 ; Jn 18,1-5). Le récit de la Passion relate les faits dramatiques de sa trahison et de sa mort, par pendaison selon Mt 27,3-6 ou par chute selon Ac 1,16-20.

Découvert en Égypte en 1978, révélé en 1983 aux chercheurs, l'Évangile de Judas est conservé en copte, langue des chrétiens d'Égypte, justement dans un manuscrit du III - IV ème siècle et a été rédigé en grec vers le milieu du II ème siècle. Déjà critiqué par IRENEE de Lyon vers 180 dans son oeuvre "Contre les hérésies", cet apocryphe interprête cette trahison comme l'obéissance de Judas à un ordre divin. En effet, selon les conceptions gnostiques de cette époque, comme le monde serait mauvais, Jésus devait se sacrifier pour révéler le vrai Dieu qui est bon et donc demander à Judas de le livrer. Mais ce texte ne nous révèle rien sur la vie de l'apôtre sauf qu'il ne serait pas suicidé sinon comment aurait-il pu écrire son évangile ?

Il est représenté par trente pièces, salaire de sa trahison et une corde, instrument de son suicide par pendaison.

JUDE

Ce nom apparaît dans l'évangile de Luc (Lc 6,14-16) et dans les Actes (Ac 1,13) sous la forme "Judas, fils de Jacques" pour le distinguer du traître Judas Iscariote (Jn 14,22) alors que les  évangiles synoptiques omettent son nom et parlent d'un certain Thaddée (Mc 3,16-19 ; Mt 10,2-4 ), de l'araméen Thaddai "courageux" (?) ou Lebbée, dans certains manuscrits (Codes Besae, Vetus Latina). Les spécialistes pensent que les deux noms désignent le même personnage, un galiléen auquel est attribué traditionnellement l'épître de Jude. Aucune information ne nous est fournie sur cet apôtre sinon le fait qu'il demanda à Jésus pourquoi il s'était fait connaître auprès de ses disciples et non auprès du monde entier (Jn 14,22) et qu'il était présent lors de la Pentecôte (Ac 1,13). Remarquons également qu'un des frères de Jésus porte le même nom mais il s'agit sans doute de deux personnes différentes.

D'après un apocryphe (Passion de Simon et de Jude) il aurait prêché en Assyrie, en Arabie et en Perse avec Simon, et  aurait été martyrisé près de Beyrouth au Liban. Les reliques de Jude et de Simon auraient été transférées à Saint-Pierre de Rome vers le VIIIème siècle.

Saint JÉRÔME ('Sur saint Matthieu, X,4 et EUSÈBE, Histoire ecclésiastique, II, 23)  affirment quant à eux qu'un certain Thaddée fut envoyé en 43 à Édesse, ville de Mésopotamie auprès du roi Abgar. Il y accomplit beaucoup de guérisons, fut mêlé au récit de la lettre de Jésus-Christ envoyée à Abgar, un des premiers témoignages de lhistoire du Linceul de Turin (ou Saint Suaire) et y mourut paisiblement. Mais rien ne prouve qu'il s'agisse de l'apôtre Jude : ces témoignages pourraient concerner un des 72 disciples, portant le même nom de Thaddée.

De même, un Jude, frère de Jacques, de Simon et de Joseph est présenté comme "frère du Seigneur "  en Mt 13,55 et Mc 6,3. Le problème d'identification est le même que pour Jacques le Mineur.

Jude, fêté le 28 octobre avec Simon, est connu comme le pardon des causes perdues, quand les prières aux autres saints ont échoué car son culte a toujours souffert de la ressemblance de son nom avec Judas Iscariote. Son symbole est la lance de son martyre ou un navire faisant allusion à son activité de missionnaire au-delà des mers.

MATTHIAS

Après l'Ascension, Matthias fut désigné par le sort (Ac 1,15-26) parmi deux disciples qui avaient suivi le Christ depuis le début de sa vie publique, pour remplacer Judas Iscariote et devenir ainsi l'un des Douze. On ne possède aucun autre renseignement sur sa vie publique mais il faisait probablement partie des 72 disciples mentionnés en Lc 10,1.

Il aurait évangélisé la Palestine, ainsi que l'Éthiopie ou la Cappadoce (centre de la Turquie actuelle) où il aurait été lapidé et frappé par la hache.

Matthias, patron des ingénieurs et des bouchers, fêté le 14 mai, a comme symbole une hache et un livre ouvert portant son nom. 

MATTHIEU

Né probablement en Galilée dans les environs de Capharnaüm, il était percepteur d'impôt (= publicain) à l'octroi  de Capharnaüm (Mt 9,9Mt 10,3Mc 2,14-16 ; Lc 5,27-29), sous l'autorité d'Hérode Antipas. Par sa profession, il était donc exclu de la communauté religieuse et évité par tous. Marc l'appelle " Lévi, fils d'Alphée", Luc simplement "Lévi" mais est-ce son nom à l'origine ou une désignation tribale (le lévite) ? Quand il entendit l'appel de Jésus, il abandonna son mode de vie, lucratif mais méprisé. En tout cas, Matthieu est un ancien nom hébreu, Mattatyah, abrégé en Matthyah qui signifie "don de Dieu" et il a peut-être été appelé ainsi pour témoigner de la grâce de Jésus-Christ. Ce devait être un homme instruit, connaissant à la fois le grec et l'araméen pour communiquer avec les autorités juives et romaines.
Ce n'est pas un personnage de premier plan dans le Nouveau Testament et nous savons peu de choses de lui, en dehors du festin qu'il offrit pour fêter sa conversion (Lc 5,29). La tradition ecclésiastique (Irénée, Origène, Eusèbe) lui attribue la rédaction du premier évangile, écrit d'abord en hébreu comme l'affirment plusieurs auteurs anciens, pour montrer que Jésus répond aux attentes messianiques du peuple juif et ensuite traduit et/ou remanié en grec.

Sa vie nous est inconnue. CLÉMENT d'Alexandrie (Stromates, II, 1) loue simplement sa sobriété : "Matthieu, écrit-il, ne se nourrissait que de graines sèches, de légumes et jamais de viande ". Selon saint Irénée, il aurait évangéliser la Palestine et selon Eusèbe de Césarée, la Perse. Le martyrologue romain prétend qu'il prêcha en Éthiopie  et qu'il y fut martyrisé. Ses reliques auraient été transportées en Bretagne puis à Salerne en Italie, à la fin du Xe siècle probablement.

Matthieu, fêté le 21 septembre, est le patron des percepteurs, des comptables, des douaniers et des banquiers. Il est habituellement représenté en train d'écrire son évangile aidé par un ange. A la différence des autres évangélistes dont le symbole est un animal , il est représenté par un homme ailé, en raison der son souci de la généalogie humaine de Jésus. En tant qu'apôtre son symbole est l'instrument de son martyre (lance ou épée) ou les sacs d'argent du collecteur d'impôts.

PHILIPPE

Originaire de Bethsaïde en Galilée, sur le lac de Tibériade comme Pierre et André, marié et père de  deux filles (EUSÈBE de Césarée), Philippe, dont le nom grec signifie "ami des chevaux" fut probablement un disciple de Jean-Baptiste. Mentionné comme un des apôtres dans les évangiles synoptiques et dans les Actes, sa vie nous est surtout connue par l'évangile de Jean. Choisi comme disciple par Jésus, il amena à son nouveau maître Nathanaël (Jn 1,43-49) (Barthélemy). Chargé de l'approvisionnement, Philippe figure dans trois épisodes du ministère de Jésus : il fut désigné pour nourrir la foule (Jn 6,5-7) quand le Seigneur lui demanda combien d'argent serait nécessaire, il fut approché par des juifs de langue grecque qui voulaient parler à Jésus (Jn 12,20-22) et demanda conseil à André; enfin, il est présent lors du dernier repas lorsqu'il demande à Jésus : "Seigneur, montre-nous le Père " (Jn 14,8). Enfin il figure parmi les apôtres qui reçurent l'Esprit-Saint, le jour de la Pentecôte (Ac 2,1).
Il est parfois identifié avec le diacre Philippe qui évangélisa la Samarie (Ac 8,5-13) et qui convertit l'eunuque éthiopien sur la route de Jérusalem à Gaza (Ac 8,26-39). Ce Philippe s'établit sur la côte à Césarée avec ses quatre filles qui avaient le don de prophétie et accueillit l'apôtre Paul (Ac 21,8-10) à la fin de son troisième voyage missionnaire. Le débat sur l'identité de ces deux personnages reste ouvert.

Ses reliques furent transférées à Rome et conservées dans la basilique des Douze-Apôtres avec celles de Jacques, fils d'Alphée. Deux textes apocryphes portent son nom :

* l'Évangile selon Philippe, texte gnostique écrit en copte, découvert en 1945 dans la bibliothèque de Nag Hammadi en Égypte. Malgré son nom, cette oeuvre, datée du milieu du IIème siècle, est surtout constituée d'une suite de discours se rapportant au Christ, au monde, à la vie communautaire et aux sacrements gnostiques (baptême, onction, eucharistie, rédemption, chambre nuptiale).

* les Actes de Philippe qui décrivent les multiples succès missionnaires de l'apôtre à Athènes, dans la ville inconnue de Nicatera, parfois assimilée avec Césarée et finalement à Hiérapolis. Cette oeuvre complexe, utilisée par certaines sectes hérétiques de Phrygie, est datée du IV ème ou du Vème siècle.

Selon la tradition, Philippe prêcha en Gaule (ISIDORE de Séville, JULIEN de Tolède ) , en Grèce, chez les Scythes au nord de la Mer Noire et en Phrygie où il fut crucifié fort âgé à Hiérapolis, l'actuelle Pamukalé en Turquie, vers l'an 60. 

D'après la vie de saint Philippe écrite par l'écrivain SYMÉON Métaphraste au Xème siècle à partir des Actes, Philippe guérit  un riche habitant de la ville de Hiérapolis ("la Sainte"), aveugle depuis quarante ans, du nom de Stachys; il le convertit ainsi que la femme du proconsul Nicanor. L'apôtre fut pour cela arrêté, jeté en prison, flagellé puis suspendu la tête en bas, des cordes étant passées par ses talons. L'apôtreBarthélémy fut son compagnon dans la prédication comme dans la passion et Marianne, soeur de Philippe assista à leur supplice, parmi une grande foule. Or un tremblement de terre effraya le peuple et menaça de tuer un grand nombre. Leurs supplications les sauva du châtiment divin. Barthélemy fut alors délié mais Philippe interdit de les détacher. Puis, priant pour tous, il mourut peu après et fut enseveli par Barthélemy et Marianne, un 24 novembre.

Philippe, patron de l'Uruguay est fêté le 3 mai avec Jacques le Mineur et est habituellement représenté avec la longue croix de son martyre ou avec des pains et des poissons pour rappeler la multiplication des pains

PIERRE 

Né à Bethsaïde en Galilée, habitant sans doute dans la maison de son beau-père à Capharnaüm, fils de Jonas, Simon est pécheur sur le lac de Tibériade avec son frère André et les deux fils de Zébédée, Jacques et Jean. Marié, puisque Jésus soigna sa belle-mère (Mc 1,29-31), d'un tempérament tout d'une pièce mais pas toujours réfléchi, Jésus le surnommera Kepha en araméen (Cephas en grec) , "Pierre " c'est-à-dire le roc (Mt 16,13) . Alors qu'il avait renié le Christ au moment de la Passion, il lui restera par la suite fidèle jusqu'au martyre et reconnaîtra en lui le Fils de Dieu (Mt 13,16 ; Mc 8,29 Lc 9,20). Dans les listes, Simon Pierre tient toujours la première place. Jésus le placera à la tête de l'Église (Mt 16,18) et  confirmera  sa mission juste avant son Ascension (Jn 21,15) . 

Personnage contradictoire, à la fois présomptueux et affectueux, timide et violent, lâche et courageux, c'est l'apôtre le plus souvent cité dans les Évangiles  et le témoin de la plupart des miracles de Jésus. Avec Jacques et Jean, ils forment un trio privilégié de l'activité du Seigneur: Pierre était présent  à la résurrection de la fille de Jaïre (Lc 8,51), à la Transfiguration (Mt 17,1) et enfin à l'agonie de Jésus dans le jardin de Gethsémani (Mt 26,37). Cependant il abandonna Jésus dans le jardin des Oliviers  et le renia dans la cour de la maison de Caïphe, le vendredi de la Passion (Mt 26,69 ; Mc 14,66 Lc 22,56 Jn 18,17..25) . Le Christ avait prédit son reniement et le repentir ultérieur de Pierre. (Mt 26,34 Mc 14,30 ; Lc 22,34 Jn 13,38) . Ensuite Pierre fut reconnu comme le chef de la communauté chrétienne et parle en son nom ( Ac 2,14; Ac 3,12). Le premier, il prêcha aux païens et en convertit un grand nombre (Ac 2,41) . A la Pentecôte il accomplit le premier miracle des apôtres (Ac 3, 6) . Emprisonné par le roi Hérode Agrippa I (Ac 12,3) vers 43, il fut miraculeusement délivré par un ange (Ac 12,7). A Joppé, Pierre reçoit une vision et une voix lui dit : "Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne l'appeles plus  souillé " (Ac 10,10-16)  
Mais alors qu'il avait baptisé des païens comme Corneille (Ac 10,46), il fut réprimandé par Paul à Antioche parce qu'il refusait de manger avec des Gentils (Ga 2,11-14) ce qui n'empêcha pas  une étroite communion entre les deux hommes. Son activité en Judée et en Samarie (Ac 8,14) ne fut pas freinée par ses trois arrestations successives (Ac 4,3 Ac 5,17 Ac 12,3) .

 Le Nouveau Testament conserve de lui deux épîtres (la deuxième fut longtemps contestée dans l'antiquité et pose encore problème aujourd'hui) et son influence est sensible dans l'Évangile de Marc qui fut son disciple.

Plusieurs écrits apocryphes  portent son nom :

* l'Évangile de Pierre , dont un fragment conservé dans un manuscrit grec du VI ème siècle découvert en Egypte en 1886 décrit la Passion et la Résurrection du Christ, selon une traduction proche de celle des évangiles synoptiques mais contenant également des éléments originaux (II ème siècle).

les Actes de Pierre, conservés en grec, en latin et en copte, décrivent la lutte de Pierre contre Simon le magicien ainsi que son martyre sous le règne de Néron (fin II ème siècle - début III ème siècle)  

* l'Apocalypse de Pierre  , conservée en éthiopien dans sa totalité, se présente comme une révélation de Jésus à Pierre sur les événements de la fin des temps (milieu II ème siècle).

Sa venue à Rome, son quatrième emprisonnement et son martyre (selon les Actes de Pierre, il aurait été crucifié la tête en bas pour ne pas subir le même sort que son maître) sur la colline du Vatican  entre 64 et 67 sous l'empereur Néron sont attestés par une longue et ancienne tradition remontant au 1ère siècle (CLÉMENT de Rome, Lettre aux Romains 5,1-5; Ascension d'Isaïe; EUSEBE, Histoire de l'Eglise III 1-2; saint JEROME, De Viris Illustribus I ) acceptée par les historiens modernes.

Celle-ci a été confirmée par les inscriptions des premiers siècles laissés par les pèlerins venus à Rome et par les fouilles menées pour Pie XII de 1939 à 1950, effectuées sous la basilique qui porte son nom. Celle-ci a été édifiée sur l'emplacement d'une tombe par l'empereur Constantin vers 320. Ces fouilles ont ainsi mis à jour, à la verticale de l'autel papal actuel, un "mur rouge" daté entre 150 et 161 ainsi qu'un monument funéraire,  reposant sur deux colonnettes , composé d'une tablette de marbre perpendiculaire à ce mur et de deux niches superposées, une au-dessus et une en-dessous de la tablette. Ce monument, déjà cité vers 200 par un certain Gaius comme "trophée de Pierre" (EUSÈBE, Histoire ecclésiastique, II, 25,5-7) est construit au-dessus d'une tombe vide creusée dans le sol  qui fut donc l'objet d'un culte bien avant Constantin. Perpendiculairement à ce mur rouge furent découverts des graffiti contenant des centaines de noms, dont une trentaine de fois celui du Christ sous la forme de deux lettres grecques, chi et rho ainsi qu'une cavité contenant de sossements et des morceaux de tissus, teints en pourpre et tissés de fils d'or. Les os appartenaient à un même squelette, celui d'un homme âgé d'une soixantaine d'années, dont le crâne manquait. Rappelons que la tête de saint Pierre repose au-dessus de l'autel de la basilique Saint-Jean-de-Latran à Rome.

En juin 1968, le pape Paul VI proclama officiellement l'authenticité de cette découverte

Fêté le 29 juin en même temps que saint Paul, Pierre est le premier évêque de Rome et le patron des pêcheurs. Ses symboles sont un coq ou des clés. 

SIMON

Galiléen surnommé le zélote (Mt 10,4 ; Mc 3,18 ;) ou le "Cananéen" (Lc 6,15) d'un mot araméen qananayyasignifiant "le zélé" pour la Loi et le culte , membre d'un groupe intransigeant au niveau religieux mais non de la lutte armée contre les romains comme on l'affirme souvent en les considérant comme des nationalistes, notion inconnue à cette époque. Les textes du Nouveau Testament ne le cite pas par ailleurs et il ne faut pas le confondre avec Simon Pierre.

Mais certains auteurs comme HÉGÉSIPPE, cité par EUSÈBE (Histoire ecclésiastique, III, 2) identifient Simon au frère de Jacques le Juste (Mt 13,55 et Mc 6,3 ), comme lui fils de Marie, soeur de la mère de Jésus et/ou femme de Cléophas (?). Il serait donc le cousin du Christ et il succéda à son frère Jacques sur le siège de Jérusalem , de 62 à 106 (?). Il mourut, coupé en deux et très âgé, à plus de cent ans, sous le règne de l'empereur Trajan.

Il aurait parcouru l'Égypte et la Cyrénaïque en Afrique et une tradition (FORTUNATUS, VI ème siècle) le fait mourir martyr en Perse au côté de l'apôtre Jude  avec lequel il est fêté le 18 octobre.

 D'après une autre tradition (EPIPHANE, IX ème siècle), sa tombe se trouverait dans le Caucase. Son attribut est un poisson sur un livre car Simon était connu comme un grand pêcheur d'hommes grâce à la puissance de l'Évangile, ou une scie à cause de son supplice . 

THOMAS

Surnommé Didyme ("le jumeau " en grec Jn 20,24 ; Jn 21,2 car les mots Thomas et jumeaux sont voisins en hébreu, Teoma, et en araméen Teom), il est né probablement en Galilée. Il est cité dix fois dans les évangiles. Sans illusion sur la gravité des événements qui allaient se produire et entièrement dévoué au Christ, il fut prêt à partir et à mourir avec lui (Jn 11,16) lors de l'épisode de la mort de Lazare. 
Il fut lent à comprendre les paroles (Jn 14,5) de Jésus lorsqu'il l'interrogea au sujet du chemin qui conduit à son Père. Pourtant on ne retient habituellement de lui que son scepticisme lucide et réaliste;  absent lors d'une première apparition du Christ (Jn 20,24), il refusa de croire les autres apôtres. Ce ne fut que huit jours plus tard, lorsque Jésus l'invita à toucher ses blessures qu'il se prosterna devant lui : ce fut la première reconnaissance de la divinité du Christ après la Résurrection (Jn 20,28) et l'occasion pour Jésus de montrer de quelle nature est la foi. Thomas figure également parmi les sept disciples à qui Jésus apparut sur les rives du lac de Tibériade (Jn 21,1-2)

Un texte apocryphe porte son nom, l'Évangile selon Thomas découvert lui aussi en 1945 dans la bibliothèque de Nag Hammadi en Égypte et daté vraisemblablement du début du IIème siècle. Dans cette oeuvre se présentant comme un recueil de 114 paroles attribuées à Jésus, parfois fort proches des évangiles synoptiques mais sans aucun élément bibliographique, l'apôtre est considéré presque comme l'égal de Jésus, "son jumeau", comme le dépositaire exclusif de révélations secrètes (Ev Th sentences 1 et 13).

 Une tradition très ancienne (GREGOIRE de NAZIANCE, Discours 33 et EUSEBE, Histoire d el'Eglise II,40), reprise par le texte apocryphe des Actes de Thomas, rédigé sans doute à Édesse en Syrie au nord de la Mésopotamie au début du IIIème siècle, lui attribue une mission en Parthie, en Perse et en Inde où il aurait été martyrisé dans l'état du Kerala, près de la ville de Madras sur le mont Saint-Thomas, tué à coup de lance par des soldats. D'après Ephrem (Chronique d'Edesse), ses reliques auraient été ensuite transférées à Édesse en 394 puis à Ortona en Italie. Proclamé apôtre de l'Inde par le pape Paul VI en 1972, il est fêté le 3 juillet et est souvent représenté avec une règle d'architecte parce qu'une légende raconte qu'il aurait promis un palais à un roi indien et ne l'aurait construit qu'au ciel. Il est le patron des constructeurs, des architectes et des théologiens.

Tableaux récapitulatif des apôtres

Les Douze

Il existe quatre listes différentes

Matthieu 10,3

Marc 3,14

Luc 6,13

Actes 1,13

 

     

Simon appelé Pierre

Pierre surnom de Simon

Simon qui fut appelé Pierre

Pierre

     

Jean

André, frère de Simon

 

André, frère de Simon

 

Jacques, fils de Zébédée

Jacques, fils de Zébédée

Jacques

Jacques

Jean, frère de Jacques

Jean, frère de Jacques

Jean

 

 

André

 

André

Philippe

Philippe

Philippe

Philippe

     

Thomas

Barthélemy

Barthélemy

Barthélemy

Barthélemy

Thomas

Matthieu

Matthieu

Matthieu

Matthieu, le collecteur d’impôts

Thomas

Thomas

 

Jacques, fils d’Alphée

Jacques, fils d’Alphée

Jacques, fils d’Alphée

Jacques, fils d’Alphée

   

Simon le zélote

Simon le zélote

Thaddée (ou Lebbée)

Thaddée (ou Lebbée)

Jude, fils de Jacques

Jude, fils de Jacques

Simon le zélote

Simon le zélote

   

Judas Iscariote

Judas Iscariote

Judas Iscariote

 
       
  1. Marc regroupe Pierre, Jacques et Jean qui forment un trio privilégié (Mt 17,1Mt 26,37Mc 5,37) alors que Matthieu et Luc regroupent par parenté: les deux frères André et Simon, les deux frères Jacques et Jean.
  2. Remarquons que la tradition n'hésite que sur le nom d'un seul apôtre : Thadée, Lebbée ou Jude ? S'agit-il de la même personne ?
  3. Les cases de couleurs correspondent à des regroupements effectués par l'évangéliste lui-même

Les apôtres et leurs symboles

 

 

Date de la fête

Patron de

Symbole

 

André   30 novembre Ecosse, pêcheur une croix en X
Barthélemy   24 août travailleurs du cuir des couteaux
Jacques le Majeur   25 juillet Espagne, pélerin des coquilles
Jacques le Mineur   3 mai   une scie
Jean   27 décembre théologien, écrivain une coupe avec serpent
Judas       une corde et 30 pièces
Jude   28 octobre   un bateau avec voile
Matthieu   21 septembre comptable, percepteur des sacs d'argent
Matthias   14 mai   une hache avec un livre
Pierre   29 juin pêcheur une croix renversée et des clefs
Philippe   3 mai   une croix et des pains
Simon   28 octobre   un poisson sur un livre
Thomas   3 juillet Inde, architecte une équerre et une lance

Auteur : Fernand LEMOINE 

©  EBIOR, 12/08/09

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