Bonheur

De Ebior
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Le bonheur est une programmation innée de notre âme. Nous sommes faits pour être heureux1. Cependant, comme il y a quatre niveaux de vie pratique (physique, sensible, spirituelle et mystique), il y a aussi quatre niveaux de satisfaction, qu'il faut essayer d'atteindre en comblant autant que possible les désirs de chacun de ces degrés. Mais il n'y aura jamais une satisfaction complète de notre envie d'être heureux. Le bonheur est donc un bien-être mais un bien-être relatif (car il y a plusieurs sortes de bonheur) et modéré (car il ne peut pas être infini, cela, ce serait la béatitude, qu'on peut envisager éventuellement en Théologie).

Au plan physique ou végétatif, le bonheur, c'est la santé, tout simplement. Certains ne cherchent pas autre chose, et consacrent beaucoup de temps et d'énergie, par exemple, au sport.

Au niveau des sentiments, on peut distinguer trois dimensions:
- par rapport au passé: on cherche à être reconnu et estimé pour nous-mêmes, on veut garder de notre passé ce qui nous apporte de la fierté ou de la gloire. On fuit la culpabilité des erreurs qu'on a pu commettre.
- par rapport au présent: c'est ce qui est le plus souvent assimilé au bonheur aujourd'hui, la satisfaction des plaisirs sensibles dans l'immédiat.
- par rapport au futur: c'est le besoin de sécurité, que l'on va chercher dans l'argent ou en finançant de coûteuses assurances ou caisses de maladie.

Au plan spirituel, où nous avons deux facultés (intelligence et volonté), le bonheur, ce sera pour certains seulement de connaître, d'accumuler les connaissances, de passer sa vie dans la recherche scientifique, par exemple; mais plus complètement, ce sera un bonheur qui inclut l'exercice de la volonté orientée vers le bien, à savoir l'amitié, et en particulier pour beaucoup de gens aujourd'hui, la famille.

Enfin, au plan mystique (ou religieux), le bonheur sera la recherche d'une réponse aux trois questions existentielles: d'où je viens, où je vais, et que dois-je faire ?

1 Cela veut dire qu'il nous est impossible de nous vouloir le malheur. Si l'on se fait du mal, ce qui arrive finalement assez souvent, c'est parce qu'on pense qu'il n'existe qu'un ou deux niveaux de bonheur (souvent les deux premiers) et qu'on reste insatisfait au niveau des degrés de vie supérieurs.